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Livre d'Or (1-3 / 1)
La Toune, 17/02/09,Ahhh... Fratèlibénar.
Ca ne sonne pas rital, ça ne sonne pas français, certainement pas allemand et pas vraiment manouche.
Mais ça fleure bon le biniou, le musette, les babouches.
Fratèlibénar, ça sonne comme Kalinka, plus que la Marseillaise.
Pourtant bien franchouillards quand ils s'enfilent leurs 16,
Binious au bout des doigts, doit-on juste écouter ?
Oh non.
Fratèlibénar, ça ne se ouie pas seulement, ça se sent, se regarde et se goûte.
Pas comme une oeuvre d'art, mais un plat paysan qui dégueule de choucroute.
Ahhh... Fratélibénar.
Et où donc les trouver ?
Mais à Dollon bien sûr, au beau milieu des prés.
Au lieu dit Le Mildiou, au milieu des Fifi, des Gégé,
Bebert et autres condamnés
à suivre, comme les rats suivent la flûte,
la mélodie hirsute des 2 pianos à bras,
Et dans l'hypnose générale, dansant comme des pochards
Sur une scie musicale posée devant l'arrosoir
Le Mildiou dans le noir, brille des feux de la joie,
Jusqu'à la fin du soir, au début du matin
Quand ne reste que Bernard à qui l'on prend la main
Pour lui dire il est tard, va rejoindre tes copains.
Ahhh... Fratèlibénar.
Ca ne sonne pas communal, ça ne sonne pas irlandais, certainement pas suédois et pas vraiment gitan.
Mais ça fleure bon le bois, les claquettes et la souche.
Et ça répare des accordéons pour pas reuch. | |